Entraîneurs certifiés SPSF
En 2026, les mesures liées aux entraîneurs reconnus/certifiés SPSF sont appliquées à titre de recommandation (phase de transition et de mise en œuvre). Elles deviendront obligatoires dès 2027
Nos sports grandissent. La SPSF veut que cette croissance reste saine, sécuritaire, respectueuse et durable. La reconnaissance des coachs est un levier concret : elle structure l’encadrement, valorise la formation, et protège la qualité d’expérience des athlètes sur le long terme.
Dans le cadre du développement structuré de nos sports et en cohérence avec les standards et outils-cadres portés par Swiss Olympic (promotion du sport de masse, FTEM, exigences de qualité, éthique), la SPSF met en place un système de reconnaissance des coachs et un registre public des coachs enregistrés.
L’idée est simple :
- permettre aux athlètes, parents et clubs d’identifier plus facilement un encadrement sérieux et sécurisé ;
- récompenser celles et ceux qui investissent dans la formation ;
- créer une montée en compétences progressive, sans exclure les athlètes qui n’ont pas encore accès à un coach reconnu.
Cette démarche s’inscrit aussi dans une vision du sport où la qualité de l’expérience compte : respect, santé, progression adaptée, prévention des situations à risque, et environnement bienveillant (principes éthiques du sport suisse).
Entraîneur (coach) vs chaperon ou enseignant : trois rôles bien différents
Pour éviter les confusions, la SPSF distingue clairement :
- Entraîneur (coach) : personne formée et reconnue (niveau N1 à N4). Son rôle est technique et méthodologique : encadrement, progression, sécurité, préparation.
- Chaperon : personne d’accompagnement moral et logistique (parent, ami, proche). Le chaperon soutient l’athlète, mais n’est pas présenté comme coach.
- Enseignant/Professeur (club / loisir) : personne qui dispense des cours dans une structure dans une logique de pratique loisir. L’enseignant contribue à la découverte, à la progression technique et au plaisir de pratiquer, mais ne correspond pas automatiquement au statut d’entraîneur. Un enseignant peut toutefois demander une reconnaissance de coach N1 s’il répond aux critères (formations/équivalences).
Cette distinction est aussi utilisée dans les compétitions : elle permet à un athlète d’être accompagné même s’il n’a pas de coach reconnu, tout en protégeant la valeur du titre d’entraîneur.
Quelles sont les niveaux de reconnaissance ?
La SPSF distingue 4 niveaux de reconnaissance (N1 à N4) pour les entraîneurs. Ces niveaux servent à clarifier, de manière simple et lisible. Les niveaux ne sont pas là pour classer les personnes, mais pour aider à choisir le bon type d’encadrement selon votre besoin :
- Les compétences validées : ce que le coach sait faire et maîtriser (technique, sécurité, pédagogie, encadrement).
- Le niveau de responsabilité : ce que le coach est capable d’assumer auprès des athlètes (suivi, préparation, encadrement).
- Le périmètre en compétition : quels types de compétitions / niveaux d’événements le coach peut encadrer/couvrir avec sa reconnaissance.
En résumé : plus le niveau est élevé, plus l’autonomie, les responsabilités et le niveau de compétition couvert augmentent.
N1: Fondations (sécurité & intégrité physique)
À choisir si : vous cherchez un encadrement qui respecte des bases solides de sécurité et de compréhension du corps, surtout pour une reprise, une progression prudente, ou un contexte de compétition.
Ce que cela signifie : le coach a validé des bases d’anatomie/physiologie et de prévention, et sait encadrer sans mettre inutilement en danger, mais sans prétendre à une expertise d’entraîneur spécialisé dans nos disciplines sportives ou de sport d’élite.
Type de compétition : Reconnaissance minimale pour être appelé « Entraîneur N1 » dans les inscriptions compétitions avec la limitation aux niveaux amateurs, autre que IPSF.
N2: Entraîneur généraliste (structure & progression)
À choisir si : vous voulez progresser avec un cadre, des objectifs, une méthode, et une planification simple sans spécialisations techniques reconnues dans la pratique de nos sports
Ce que cela signifie : au-delà de la sécurité, le coach sait construire une progression, organiser l’entraînement, adapter la charge et guider vers des objectifs concrets, mais sans prétendre à une expertise d’entraîneur spécialisé dans nos disciplines sportives ou de sport d’élite.
Type de compétition : Dans les inscriptions compétitions : “Entraîneur N2” est déjà un niveau reconnaissable et valorisant, avec la limitation aux niveaux amateurs, autre que IPSF.
N3: Entraîneur spécifique Pole & Aerial (élite et performance)
À choisir si : vous visez une progression technique nette, la construction de routines, et une préparation de compétition structurée (charge, récupération, stratégie, prévention des blessures typiques).
Ce que cela signifie : le coach a des compétences spécifiques à nos disciplines pour encadrer une pratique orientée performance, en plus des compétences élémentaires dans les préparations sportives.
Type de compétition : Niveau requis ou fortement recommandé pour être “entraîneur officiel N3” lors des compétitions nationales et autres compétitions, toutes divisions confondues.
N4: Entraîneur haute performance (coach national)
À choisir si : vous êtes dans un projet intensif (athlète élite, sélection nationale, objectifs internationaux) et vous avez besoin d’un accompagnement très avancé (saison, pics de forme, contraintes multiples, suivi global).
Ce que cela signifie : le niveau le plus élevé des entraîneurs avec un niveau élevé de formation et d’expérience en performance, et intervient sur des projets exigeants.
Type de fonction : Titre requis pour l’encadrement des autres coaches, de l’équipe nationale ou de projet autour des sports de performances.
Ce que la reconnaissance SPSF garantit et ce qu’elle ne garantit pas
Elle garantit :
- que la personne est enregistrée à la SPSF comme entraîneur reconnu ;
- que son niveau correspond à des critères vérifiés (formation / équivalences / exigences minimales).
Elle ne garantit pas :
- une compatibilité humaine (communication, style, cadre) ;
- une absence totale de risque (le sport n’est jamais à risque zéro) ;
- une spécialisation médicale : un coach n’est pas un professionnel de santé.
